Quand Catherine André rencontre l’Aveyron…
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Photo Richard Haughton |
Dans les années 80, Catherine André, aujourd’hui styliste de renommée internationale, suit son mari en Aveyron. A l’époque, elle ne se promettait pas une telle carrière. « Vivre en Aveyron a été l’élément déclencheur de l’activité que j’exerce aujourd’hui » explique-t’elle désormais avec le recul.
La prise de conscience définitive qu’elle n’était pas destinée à ce à quoi elle avait voué ses études s’est faite en arrivant à Rodez. Après un cursus de langues étrangères, la logique aurait voulu qu’elle enseigne ou qu’elle « traduise ». Confrontée à cette réalité à laquelle elle n’a pas voulu succomber, Catherine André décide de poursuivre ce qu’elle avait entrepris à côté, la création. « J’ai toujours eu envie de faire quelque chose de mes mains que ce soit avec des pinceaux, des crayons… j’ai toujours dessiné » affirme-t’elle.
L’amour de la couleur
Et surtout, il y a cet amour de la couleur. C’est un voyage en Irlande qui a provoqué cette fascination qu’a Catherine André pour le mélange des couleurs. Elle concrétise cette passion en tricotant à la main des pulls tableaux lorsqu’elle était dans le Gard. Elle trouve un public friand de ces pièces uniques. En Aveyron, elle cherche le point d’équilibre entre la stabilité de ses terres d’adoption et le dynamisme du monde de la mode qu’elle trouvera à Paris. Munie de ses photos de pulls, elle démarche tous les bureaux de style. Une série de rencontres, « une conjonction d’opportunités » la propulse ainsi au métier de styliste free-lance. Un stage de trois mois débouche sur une collaboration de 8 ans avec la coloriste italienne Rosanna Orlandi. Puis elle signe son premier contrat chez Rodier. Aucune formation particulière, elle acquiert les techniques du textile et se les approprie.
Une marque reconnue
C’est enfin en 1995, après avoir créé une ligne de mailles pour Philippe Model qui remporta un large succès, que Catherine André, poussée par ses proches, lance sa propre marque avec la société Amourabi à Millau. Sans trop y croire. Se fixant un seuil de réussite de 500 pièces vendues sur son premier salon, c’est en fait 1400 pièces qui sont achetées. De quoi convaincre cette styliste coloriste de donner une suite à son talent.
Aujourd’hui, Catherine André a bel et bien trouvé sa voie. 300 points de vente, 60% du chiffre d’affaires à l’export, le projet d’une boutique en propre à Paris, une volonté de conquérir la Russie et le Japon. Et tout ça, à partir de l’Aveyron.
| Brèves, les gens ... |
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| Christophe Noyer/DCF |
Christophe Noyer a été élu Président de l’association des DCF Aveyron, en remplacement de Philippe Bertolotti.
> Voir le site internet de DCF |
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| Jean-Pierre Servant/FBTP 12 |
La fédération du bâtiment et des travaux publics de l’Aveyron voit Jean-Pierre Servant succéder à René Mouysset en tant que Président du syndicat. |
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